SANTÉ & IST

PRENDRE SOIN DE TOI

La plupart du temps, avoir une IST ça ne se voit pas. Ce n’est pas une question d’hygiène, ce n’est pas « sale », et tout le monde peut en avoir un jour ou l’autre. Heureusement, grâce au dépistage, on peut savoir si on est concerné et bénéficier des traitements nécessaires !

Les infections sexuellement transmissibles sont souvent causées par des bactéries ou des virus, qui se transmettent lors de rapports non protégés par une capote. La plupart de ces infections sont sans gravité si elles sont dépistées et soignées rapidement, d’où l’intérêt de faire des tests !

 

La plus connue : le SIDA
Le VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine), qui provoque le SIDA, est malheureusement l’infection la plus connue. Il se transmet par les liquides de la personne porteuse : sperme, sécrétions, sang, lait maternel, lorsqu’ils entrent en contact avec une porte d’entrée : pénis, vulve, anus, bouche, plaies ouvertes. Le préservatif lors d’un rapport (vaginal, anal, fellation) permet de se protéger efficacement.

 

#LeSachiezTu
La salive n’est pas un vecteur de transmission du VIH. On ne risque rien en buvant dans le même verre qu’une autre personne !

 

Aujourd’hui, on peut vivre avec le SIDA : si les traitements ne permettent pas encore d’éliminer complètement le VIH, ils permettent aux séropositifs de vivre aussi longtemps que n’importe qui… du moment qu’on a les moyens d’accéder au traitement.

Pour en savoir plus sur le VIH : www.sida-info-service.org

 

La plus fréquente : la chlamydia
Mal connue, la chlamydia est pourtant l’IST la plus fréquente, probablement parce qu’elle est impossible à détecter sans test. Elle ne présente aucun symptôme, du coup, tu peux l’avoir pendant des mois sans le savoir ! Le seul moyen est de se faire dépister, pour qu’elle ne cause pas de problèmes de fertilité. Heureusement, ça se soigne très bien avec un antibiotique, et on est tiré d’affaire en quelques semaines ! Il est important de traiter aussi ton ou ta (ou tes) partenaires.

 

Et les autres ?
Gonorrhées, hépatites, virus de l’herpès, la syphilis, les papillomavirus, les mycoplasmes… Il en existe pleins d’autres. Mais on s’en protège de la même façon, grâce au préservatif !

Plus d’infos par ici : http://www.info-ist.fr

 

#LeSachiezTu

Le préservatif est la méthode de protection la plus efficace, mais en fonction des pratiques sexuelles et/ou de l’emplacement de certaines lésions, il peut ne pas suffire. Par exemple, si un bouton d’herpès est situé ailleurs que sur le pénis, par exemple sur un testicule, il ne serait pas recouvert par le préservatif externe (et il se transmet par contact).

Ça ne veut pas dire qu’il faut paniquer et n’avoir plus aucun rapport sexuel, pour se protéger à 100% ! Mais c’est une bonne idée d’être vigilant sur son corps, en s’examinant de temps en temps !

Les tests varient selon le type d’infection : prélèvement local, prise de sang, examen des organes génitaux, urines, etc.

 

#Gratuit
Tu peux te faire dépister gratuitement et anonymement dans le CeGIDD (Centre Gratuit d’Information, de Dépistage et de Diagnostic) ou le CPEF le plus près de chez toi. Tu y verras un médecin, un gynécologue ou une sage-femme qui pourront soit faire les tests, soit te prescrire ceux qu’ils ne font pas.

#LeSachiezTu
Pour le VIH, il existe des test rapides, les TROD, que font certaines associations. Pour les prises de risque de plus de 3 mois, tu peux aller en pharmacie et acheter un autotest de dépistage, ça coûte 25€.

 

#LeSachiezTu
Pour les personnes majeures, qui ont du mal à se protéger et qui ont des pratiques à risque, il existe une stratégie de réduction des risques appelée « la PrEP » : c’est un médicament qui réduit, voire empêche, les risques d’être contaminé par le VIH (il ne protège pas contre les autres IST). Pour en savoir plus sur la PrEP et pour savoir où se la procurer, c’est par ici : http://www.aides.org/la-prep-vih-sida

 

En urgence : le traitement post-exposition
Un doute, une capote qui pète ou un oubli ? Tu peux te rendre aux urgences d’un hôpital, idéalement dans les quatre heures qui suivent le rapport, sinon dans les 48 heures maximum.

Après évaluation, on pourra te prescrire un traitement d’une durée d’un mois, dont le coût est pris en charge par la Sécu. Mieux vaut prévenir que guérir !

Ne pas répondre aux questions en consultation

On va te poser des questions pas forcément fun à la consultation, pour déterminer quel(s) test(s) sont les plus appropriés. Personne ne peut t’obliger à y répondre ! Ceci dit, pas de panique : tout est confidentiel, et peut être anonyme.

 

Me faire dépister sans le dire à personne

Mineur ou pas, tes tests sont confidentiels (et parfois anonymes). Pour les CeGIDD, les mineurs ont besoin d’une autorisation parentale, mais pas pour les centres de planification, qui pourront te faire une prescription ou faire les prélèvements directement.

Toutes ces décisions et démarches ne sont pas toujours faciles, mais tu peux en parler : dans les antennes du Planning Familial, des conseillers sont là pour discuter avec toi, te donner toutes les infos et t’aider.