VIOLENCES

VIOLENCES SEXUELLES

On en remet une couche ici, mais le consentement est indispensable, quelle que soit la forme d’interaction entre deux personnes ou plusieurs personnes. Dans le cas d’une relation sexuelle, c’est encore plus important. On ne peut pas partir du principe que la personne est ok pour tout !

D’ailleurs, tu peux commencer par dire oui, et changer d’avis si quelque chose ne va pas. Tu stresses, tu as mal, tu te sens bizarre ? C’est super ok d’en parler.

Une agression sexuelle est un contact sexuel sans pénétration, réalisé sans consentement.

Le viol, lui, consiste en un acte de pénétration vaginale, anale ou buccale sans consentement. Réalisé sous l’effet de la contrainte, de la surprise ou d’une menace, le viol touche 65 000 personnes en France chaque année, principalement des femmes. Ca fait 180 viols par JOUR.

Contrairement aux idées reçues, ces actes sont pour les deux tiers commis par une personne de l’entourage de la victime, ce qui, ajouté à des sentiments de honte ou de culpabilité explique que peu de victimes osent porter plainte ou en parler (seulement une sur douze). Pourtant, c’est l’agresseur le seul responsable.

T’es au courant ?
La personne te met la pression jusqu’à ce que tu dises oui, pour en être débarrassée ? Ça ne s’appelle pas consentir mais céder. Et oui, c’est considéré comme une agression sexuelle.

 

Dans la réalité, ce genre de chose se produit encore beaucoup trop souvent. Si en fin de soirée, ta target a forcé sur les laits-fraises et qu’elle est dans les vapes, elle n’est pas en état de te dire oui ou non. Tu ne peux pas partir du principe qu’elle est d’accord. D’ailleurs, l’excuse de l’alcool (ou n’importe quelle autre substance) n’est pas reconnue en cas de rapports sans le consentement de la victime, au contraire, c’est un facteur aggravant au regard de la loi.

 

Cas particulier : l’inceste
L’inceste, ça désigne les contacts ou rapports sexuels entre une personne mineure et un membre de sa famille. Les mineurs victimes d’inceste n’ont pas toujours conscience de ce qui se passe, que la situation ne devrait pas arriver car normalement, les membres de notre famille sont censés nous protéger, pas nous faire du mal. Mais, pour protéger la personne mineure, c’est interdit par la loi : ce sont des agressions sexuelles ou des viols, avec circonstance aggravante. La personne mineure n’est jamais responsable de ces agressions et est toujours considérée comme innocente par la loi.

Si tu es en situation de danger immédiat, un seul réflexe, le 17.

En cas de viol ou d’agression, il est important de libérer ta parole, pour te déculpabiliser, te sentir mieux. Si ton entourage ne peut pas t’écouter, tu peux aller vers une des antennes du Planning Familial ou dans un Centre de Planification. Des conseillères peuvent t’aider, gratuitement.

Il y a aussi une ligne téléphonique anonyme et gratuite : au 3919, aux horaires d’ouverture (lundi-vendredi 9h-22h et les week-ends/jours fériés 9h-18h), tu pourras parler à des conseillers.

Refuser de coucher sans capote
Tu n’as jamais à justifier ton refus, même si tu étais d’accord au début. D’ailleurs la loi française considère comme un viol le retrait ou l’absence de préservatif sans consentement mutuel.

 

Refuser un rapport sexuel, même dans un couple
Complètement ! Même dans le couple, le sexe c’est comme les antibiotiques, c’est pas automatique ! La notion préhistorique de  “devoir conjugal” n’existe plus, au contraire. Si le non-respect du consentement vient d’un conjoint, c’est une circonstance aggravante aux yeux de la loi. Normalement, avec son mec ou sa meuf, on est censé être en confiance. S’il ou elle abuse de cette confiance, ça peut être traumatisant.